Les cours de l’or atteignent un pic d’une semaine
Alors qu’en début de semaine, lundi 21 janvier, l’or touchait son plus bas de 2019 à 1 277,25 $, le vendredi 25 janvier, il remontait à 1 285 dollars l’once, comme le rapporte cet article de Bullion VaultEn effet, diverses tensions se sont ravivées, redonnant de l’intérêt à la valeur refuge : « Les tensions géopolitiques se sont empirées au Venezuela et entre la Chine et les USA. »

Les cours de l’or reculent à partir des 1300$

Cette semaine, l’or franchit enfin la barre tant espérée des 1 300 dollars : les prévisions des analystes du début de l’année étaient donc justes. Ce lundi 28 janvier, cependant, on peut lire dans cet article de
Bullion Vault que « les cours de l’or sont restés fermes lundi matin à Londres, proche du pic de sept mois observé la semaine dernière au-dessus de 1 300 dollars l’once, alors que les investisseurs et les traders attendent la publication des mesures de la Fed mercredi ». Un léger recul que l’on peut attribuer à la hausse du dollar : « Le dollar US a rebondi sur le marché des changes après avoir touché un plus bas d’une semaine, suite à un article vendredi dans le Wall Street Journal évoquant une pause des ventes des bons du Trésor par la Fed, connu aussi sous le nom de resserrement quantitatif ou « quantitative tightening ». »

Mais mardi, « l'once déborde les 1300 dollars avant la FED », titrait
Boursorama.com dans un relai de news CercleFinance.com : « Mardi midi sur le Vieux Continent, l'once d'or au comptant prenait quatre dollars à 1306,8 dollars, un sommet en huit mois environ. » Le billet vert baissant, l’or, dont la principale devise de négoce est le dollar, se remet à briller sur fond de tensions sino-américaines, avec l’affaire inculpant Huawei, équipementier télécoms chinois. La possibilité d’un accord entre Pékin et Washington semble désormais remise en question. En outre, les investisseurs attendent avec fébrilité le compte-rendu de la réunion de la FED : « La réunion devrait se solder par un statu quo, prévoit le consensus. Cependant, 'l'élément nouveau est que cette réunion sera suivie d'une conférence de presse de M. Powell. Il pourra s'exprimer sur les signes de ralentissement de l'activité économique mondiale et sur l'impact économique de l'incertitude politique', souligne un bureau d'études. »

Pour 
Bullion Vault, « Les cours de l’or percent les 1300$ à la hausse » : « Les cours de l’or ont touché mardi à Londres des pics de 8 mois à 1 310 dollars l’once alors que les marchés des actions européens ont rebondi et que le pétrole brut a affiché des hausses. » L’article évoque la hausse de demande d’or chinoise, qui n’est peut-être pas étrangère à la hausse récente du métal jaune : « De nouveaux chiffres ont montré que les importations d’or vers la Chine via Hong Kong ont chuté de moitié en volume entre novembre et décembre, pour un total enregistré de 19 tonnes pour le dernier mois de l’année 2018.Mais la prime d’aujourd’hui pour l’or livré à Shanghai a grimpé de 14 dollars par once en plus des cotations internationales de Londres, soit 5 dollars supérieurs à la mesure habituelle, ce qui suggère une très forte demande. »

Le lendemain, mercredi 30 janvier, « Les cours de l’or atteignent des pics de 8 mois en $ » titrait
Bullion Vault : « Les cours de l’or ont touché mercredi des pics de huit mois à l’ouverture de Londres, atteignant presque les 1 316 dollars l’once alors que les marchés des actions dans le monde sont restés plats, avant l’annonce aujourd’hui de la politique monétaire de la FED. » Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale ne change pas ses taux d’intérêt, signe que l’économie US ne pourrait pas supporter une nouvelle hausse des taux. On apprend aussi dans cet article que la demande d’or est en progrès dans l’empire du Milieu, en raison des fêtes du Nouvel An chinois, mais aussi outre-Atlantique : « La demande en or des foyers américains a pris un beau départ en 2019, avec les ventes robustes de début d’année des pièces d’or Américain Eagle, a indiqué le cabinet spécialiste Metals Focus. » La volatilité des marchés incite ainsi à se tourner vers l’or, une volatilité «en hausse par rapport à l’an d’avant ».     

Matières premières : La demande d'or des banques centrales au plus haut depuis 1971

ZoneBourse.com, dans le relai d’une news AFP/AWP, revient sur les achats d’or des banques centrales en 2018 dans un article ce jeudi 31 janvier : « L'appétit des banques centrales pour l'or a grimpé à son plus haut niveau en cinquante ans en 2018, dopant la demande mondiale de métal jaune sur fond de risques politiques et économiques, a rapporté jeudi le Conseil mondial de l'or. » On apprend ainsi qu’« Au quatrième trimestre, la demande totale d'or (investisseurs professionnels, particuliers et banques centrales) a atteint 1281,5 tonnes », soit une hausse « de 16% par rapport à la même période en 2017, selon un rapport publié jeudi par le Conseil mondial de l'or (CMO) ». Derrière cette demande grandissante, il y a bien sûr le désir de certains pays d’être moins dépendants du dollar : « Cette demande exceptionnelle s'explique par un souci de détachement du dollar des banques centrales en Russie, en Turquie ou au Kazakhstan, mais aussi par l'intérêt des banques de Hongrie, de Pologne ou d'Irak. » L’article évoque aussi la demande des investisseurs, qui a baissé sur 2018, mais a néanmoins progressé au 4e trimestre : « La demande des ETF, ces fonds indiciels adossés à l'or qui sont utilisés par les investisseurs professionnels, a grimpé de 246% au quatrième trimestre par rapport à l'année précédente, et représente l'équivalent de 112,4 tonnes. » Pour ce qui est des particuliers, enfin, « Au Royaume-Uni, les incertitudes entourant le Brexit ont fait croître la demande de 36% à 3,2 tonnes au quatrième trimestre.Des montants importants, mais qui ne pèsent pas lourd en comparaison des 70,9 tonnes achetées en Chine (+3%), alors que l'incertitude sur l'économie secouait le premier acheteur mondial.À travers le monde, la demande d'or en barre et en pièces a grimpé de 8% à 280,9 tonnes au quatrième trimestre (+4% à 1.090,2 tonnes pour 2018). »


L'or devrait profiter du ralentissement économique mondial

Les perspectives d’évolution de l’or sont toujours positives, si l’on en croit cet article
Boursorama.com qui relayait une news Reuters ce mardi 29 janvier : « La perspective d'un ralentissement dela croissance mondiale et celle d'une pause dans la remontée destaux d'intérêt aux États-Unis devraient permettre aux cours del'or de monter en 2019 », mais « sans pour autant retrouver les plushauts des dernières années, montre mardi une enquête Reuters ». Selon l’enquête, « la médiane des estimations des 36 analystes et tradersspécialisés donne le cours de l'once d'or à 1305 dollars en moyenne cette année, en hausse d'environ 3% par rapport à samoyenne de 2018 ». Mais l’enquête précédente effectuée il y a 3 mois était pourtant moins généreuse : on peut donc espérer que les prévisions soient, cette fois encore, en dessous de la réalité.

Placement : l’or revient sur le devant de la scène
C’est un article de
Mieux Vivre Votre Argent qui nous parlait de l’or ce mercredi 30 janvier. Même si l’or a connu une baisse en 2018, pour la première fois en trois ans, le métal a tout de même bien résisté : « En ayant mieux résisté à la chute des marchés en 2018 que la quasi-totalité des autres classes d’actifs, l’or est revenu sur le devant de la scène. L’once de métal fin (l’équivalent de 31 grammes environ) se négocie désormais à près de 1 300 dollars, un niveau qui n’avait plus été égalé depuis mai dernier. » Le contexte est, comme le remarque l’article, de plus en plus incertain, ce qui est plutôt porteur pour le métal jaune.Et en tant de crises, c’est une bonne manière de diversifier son patrimoine, voire même de l’assurer : « Si l’or a pour principal inconvénient de ne rapporter aucun intérêt ou dividende, il présente une qualité unique : c’est un actif tangible et palpable ! » Et l’article de préciser : « Il est peu probable que l’on renoue de sitôt avec les plus hauts historiques, car seul un risque systémique le justifierait. Toutefois le niveau d’endettement global record, public et privé, relevé par le Fonds monétaire international (FMI) a de quoi nourrir certaines craintes.Les 190 pays recensés par l’institut auraient accumulé 184 000 milliards de dollars de dette à la fin de l’année 2017, soit l’équivalent de 225 % de leur PIB en moyenne. Or, la fin des politiques monétaires ultra accommodantes des banques centrales pourrait fragiliser certains pays ou acteurs économiques et provoquer des situations de défaillance. Auquel cas le métal jaune aurait encore de beaux jours devant lui. »

Jan Van Eck : “Les investisseurs Bitcoin se réfugient dans l’or cette année”
Alors que le Bitcoin atteignait des sommets il y a quelques mois, il est désormais sur la pente descendante et du coup, suscite de moins en moins d’intérêt. Cet article Cryptonaute.fr, qui reprend les propos de Jan van Eck, PDG de Van Eck Associates, interviewé par CNBC, en témoigne : « Je pense que Bitcoin a réduit la demande pour l’or en 2017, mais il est intéressant de noter que sur les 4 000 investisseurs Bitcoin que nous avons interrogé, la majorité ont choisi l’or comme investissement numéro 1 en 2019. Alors que l’or avait perdu au profit de Bitcoin, c’est maintenant le contraire. »